Hypothèses de départ
Acquisition
- Prix d’achat
- 150 000 €
- Frais d’acquisition
- 12 000 €
- Travaux + mobilier
- 8 000 €
- Coût total
- 170 000 €
Exploitation
- Loyer facial
- 1 100 €/mois
- Occupation retenue
- 95 %
- Charges annuelles
- 3 600 €
- Revenus retenus
- 12 540 €/an
Étape 1 : rendement brut effectif
Les revenus annuels retenus après l’hypothèse de vacance sont de 12 540 €. Rapportés au coût total de 170 000 €, cela donne environ 7,38 %.
Étape 2 : rendement net d’exploitation
Après 3 600 € de charges annuelles, le résultat d’exploitation est de 8 940 €, soit environ 5,26 % du coût total.
Étape 3 : financement
Supposons 30 000 € d’apport et 140 000 € financés. Si le couple crédit + assurance représente 850 € par mois dans notre exemple fictif, la dette annuelle atteint 10 200 €.
Ce que montre l’exemple
Le bien peut afficher plus de 7 % de rendement brut effectif tout en nécessitant un effort mensuel. Ce n’est pas contradictoire : le rendement et le cash-flow ne mesurent simplement pas la même chose.
Étape 4 : fragiliser le scénario
Si l’occupation descend à 90 %, les revenus passent à 11 880 €. Si les charges augmentent en parallèle, le déficit mensuel se creuse. Avant d’acheter, il faut donc décider si cet effort reste acceptable et si les hypothèses sont suffisamment documentées.
Étape 5 : chercher les leviers avant de rejeter le projet
Un cash-flow de −105 € n’est ni une validation ni un rejet automatique. Vous pouvez tester séparément un prix d’achat inférieur, un loyer mieux documenté, un apport différent ou une durée de financement plus longue. L’important est de savoir quel levier améliore le projet et s’il est réellement accessible.
Ce qui ne doit pas être “optimisé” artificiellement
Ne réduisez pas les charges simplement pour faire passer le résultat en positif et n’augmentez pas le loyer sans preuve locale. Une simulation sert à confronter une décision à la réalité, pas à fabriquer le résultat souhaité. Les hypothèses les plus sensibles doivent devenir une liste de vérifications avant offre d’achat.
Checklist avant de passer à l’étape suivante
- Le loyer de 1 100 € est-il documenté par des biens comparables ?
- Les 3 600 € de charges couvrent-ils vraiment tous les postes ?
- Les travaux incluent-ils une marge d’imprévu ?
- Le financement utilisé correspond-il à une hypothèse réaliste pour votre dossier ?
- Le projet reste-t-il supportable avec 90 % d’occupation ?